Ploum ploum, tralala




  • La sélection 2019

    Voici la liste des dix artistes sélectionnés pour le prix GRAViX 2019, ainsi que quelques commentaires.
    Le nom du lauréat sera annoncé lors du vernissage de l'exposition, le 2 mai, à la galerie de la Fondation Taylor.
  • Florence Bernard
  • Thomas Bouquet
  • María Chillón
  • Romain Coquibus
  • Cedric Le Corf
  • Camille Pozzo di Borgo
  • J. Rebillaud Clauteaux
  • Nelly Stetenfeld
  • Alexandar Todorov
  • Raul Villullas

Florence BERNARD : ses pointes sèches offrent une vision forte d’animaux face à leur destin.

Thomas BOUQUET laisse libre cours à son imaginaire, sans tristesse, mais pas sans inquiétude. Ses larges eaux-fortes donnent à voir, dans un espace foisonnant et délicat, quelques repères, qui guident le regard mais le laissent libre de se perdre dans une méditation intime.

María CHILLÓN traite des transformations du corps, de la souplesse du vivant, des tensions entre esprit, désir et réalités. Ses formes, tracées avec vigueur au burin, matérialisent un monde d’ombre et de magie.

Romain COQUIBUS présente un travail complexe de pointe sèche et de xylogravure. Il montre des objets urbains, des grues de bassin ou des élévations architecturales, qui témoignent de leur force mais aussi de leur solitude dans un monde sans humain.

Cédric LE CORF : entre grandes figures d’écorché et paysages apaisés, il fait preuve d’une maîtrise indiscutable dans le rapprochement technique qu’il opère entre pointe sèche et carborundum.

Camille POZZO DI BORGO : ses grandes figures animales, babouins ou charognard, en couleurs grâce à deux ou trois passages, ouvrent un univers fantastique et pourtant si peu éloignés de ce qui pourrait être.

Jeanne REBILLAUD-CLAUTEAUX crée des formes qui évoquent hommes et animaux de manière à la fois impromptue et improbable ; tracées à la pointe sèche, elles s’inscrivent dans des mondes d’aventures, de transformation, de confrontations. Entre personnages rêvés et paysages mystérieux, l’alchimie opère.

Nelly STETENFELD, usant à la fois de l’eau-forte, de l’aquatinte et de la manière noire, impose ses grands animaux, cachalot et baleine, dans leur force et leur plénitude.

Alexander TODOROV : ses linogravures au noir intense et sa rigueur sans faille montrent des paysages urbains, hall d’usine par exemple, qui s’imposent avec évidence.

Raúl VILLULLAS : ses gravures sur bois qui sont le résultat d’un travail technique de grande rigueur – 9 plaques pour celles qui comportent parfois 10 couleurs – offrent à voir des figures fortes, tragiques parfois, dans un univers disloqué, violent, mais toujours personnel et en même temps proche d’une tradition expressionniste.